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Des millions de furets dans les foyers américains et seulement quelques milliers dans les foyers français, mais en augmentation constante : il est certain que ce petit animal sera de plus en plus présent dans nos cliniques à l'avenir...

 

Quelle est l'origine du furet ?

 

Le furet est un mammifère carnivore de la famille des Mustélidés. Il a été domestiqué il y a environ 3000 ans à partir du putois pour aider les hommes dans la lutte contre les rongeurs et à la chasse, où il est encore utilisé aujourd'hui pour se faufiler dans les terriers trop étroits pour les chiens. On le retrouve de plus en plus comme animal de compagnie mais aussi dans les laboratoires d'expérimentation et dans les élevages pour la fourrure. Il est considéré dans la législation française comme un animal domestique et partage donc de nombreuses réglementations avec les chiens et les chats.

 

Quelles sont ses caractéristiques ?

 

Le furet possède un corps allongé, une colonne vertébrale très souple et une tête triangulaire plus large chez les mâles et plus pointue chez les femelles. Ses doigts sont dotés de griffes non rétractiles.

Le mâle entier a une odeur forte due à la production d'un sébum odorant par les glandes sébacées de la peau. Cette production est  stimulée par la testostérone (hormone sexuelle mâle) et diminue lors de castration. La forte odeur du furet n'est pas due à ses sacs anaux sauf lorsqu'il les vide sous l'effet de la peur, il est donc inutile et interdit de lui retirer ses glandes anales, sauf pour raisons médicales.
Lors du rut, le mâle marque beaucoup son territoire avec son urine. Il peut aussi avoir tendance à être agressif avec les humains, ses congénères et les autres animaux. La furette a, comme le mâle, une odeur plus forte et le poil jauni à cause du sébum produit sous l'influence des hormones sexuelles. Mais elle a rarement un comportement agressif si ce n'est parfois lors de la gestation et de l'allaitement des petits. Très important :  si les propriétaires ne veulent pas faire reproduire leur furette ils doivent obligatoirement la faire stériliser avant six mois. En effet, lors des chaleurs, la furette produit des oestrogènes en continu avec pour conséquence une intoxication de la moelle osseuse. Cette production hormonale ne peut être arrêtée que par l'accouplement qui provoque l'ovulation ou par la stérilisation.

Deux mâles entiers cohabitent rarement, un mâle entier harcèle souvent ses congénères même si ceux si sont stérilisés. Il doit aussi être séparé de la femelle en dehors des saillies sinon il va la harceler même si elle n'est pas en chaleurs et sera une source de stress.

Par contre, entre individus castrés, il n'y a aucune incompatibilité de cohabitation femelle-femelle, mâle-mâle ou mâle-femelle.

 

Normes physiologiques et morphologiques du furet

 

Femelle

Mâle

Espérance de vie

6 à 11 ans

6 à 11 ans

Taille

35 à 60 cm

50 à 70 cm

Poids

0,4 à 1 Kg

0,9 à 2 Kg

Nombre de dents

34

34

Température

38 à 40°C

38 à 40°C

Photos pour les principales couleurs des furets : albinos, zibeline, champagne, blackself, chocolat, silver

 

Quelle alimentation pour le furet ?

 

Le furet est un carnivore . Son appareil digestif est spécialement adapté à la digestion des produits carnés, mais il digère très mal les amidons, les sucres et les fibres végétales, si ceux-ci n'ont pas été préalablement traités. Il possède un tube digestif très court et la durée moyenne du transit est de trois heures. Il lui  faut donc une alimentation très digestible, riche en protéines et en lipides, mais pauvre en fibres et en glucides complexes.

Les besoins protéiques du furet sont assez élevés : les protéines doivent représenter entre 33 et 38 % avec une valeur idéale de 35%  (33% chez les animaux âgés, à partir de 5-6 ans). Le furet  est sensible aux carences en arginine et en thiamine, la qualité des protéines est donc un facteur essentiel, elles doivent être d'origine animale et hautement digestibles. Ainsi les aliments de supermarchés sont à éviter car ils contiennent beaucoup trop de protéines d'origine végétale. Le furet les digère mal et leur consommation entraîne une augmentation du pH urinaire pouvant conduire à des pathologies graves (cystites, calculs) . Les poissons gras (d'eau de mer surtout) sont riches en thiaminase, enzyme qui détruit la thiamine et sont donc à éviter.
Les matières grasses doivent représenter entre 20 et 30%. L'acide linoléique est reconnu comme acide gras essentiel chez le furet, il doit représenter au moins 0.5% de la matière sèche totale de l'aliment
Les glucides ne sont pas une source nécessaire d'énergie, sauf le lactose pour la croissance des jeunes en allaitement, ils représenteront entre 22 et 24 %. Les animaux sevrés et adultes utilisent les glucides simples ainsi que l'amidon si celui-ci a été préalablement chauffé
Les fibres doivent être inférieures à 2%

Les besoins en eau du furet sont de 75 à 100 ml par jour mais augmentent avec la température, le taux de protéines de la ration et l'état physiologique (gestation, lactation, maladies...).

Les besoins en minéraux - calcium (Ca) , phosphore (P) et magnésium (Mg)- sont étroitement liés. Les besoins en sel sont couverts lorsque la ration contient 0.5% de NaCl. Il faut savoir que la viande distribuée seule apporte beaucoup plus de phosphore que de calcium d'où un risque de carence en calcium, surtout chez les jeunes.

La plupart des matières premières utilisées pour l'alimentation contiennent des vitamines, les risques de carence sont donc faibles. Les cas les plus fréquents sont dus à des substances antagonistes des vitamines (telle la thiaminase du blanc d'œuf cru et des poissons) ou à des déséquilibres des vitamines les unes par rapport aux autres (surtout lors de supplémentation hasardeuse).

 

Le furet a également des besoins en énergie très élevés : 4200 à 5020 kcal / Kg par jour pour un adulte, soit 3 fois ceux d'un chien du même poids !

Comme sa digestion est rapide et peu performante alors que ses besoins sont élevés, le furet nécessite un nombre important de petits repas et la nourriture doit être laissée à disposition, d'autant plus qu'il régule parfaitement sa prise d'aliment.

 

A moins de disposer de matières premières constantes et de haute qualité , il est très difficile de préparer une ration ménagère équilibrée. De plus, la nécessité de nombreux petits repas rend difficile la conservation d'aliments « naturels » à température ambiante. Une ration distribuée 2 à 3 fois par jour seulement entraîne un risque d'hypoglycémie et rend les animaux très irritables. Enfin, la distribution de carcasses de volailles et de petites proies présente plusieurs inconvénients : leur qualité sanitaire n'est pas assurée (salmonelles, listéries, cryptosporidies...), les petits os entraînent un risque de perforation intestinale, la vitesse de transit du furet ne permet pas une digestion rentable et les carences à long terme sont à craindre.

Les conserves présentent également des inconvénients. Tout d'abord, il est peu recommandé de laisser en libre service une nourriture qui risque de rancir ou de s'abîmer. D'autre part, l'administration exclusive d'aliments mous favorise l'apparition de tartre. Enfin, la teneur en eau de la plupart des boites (en moyenne 75%) diminue la concentration énergétique de l'aliment et le furet ne peut pas en ingérer un volume suffisant (capacité gastro-intestinale) pour couvrir ses besoins.
Toutefois, certaines rations de très bonne qualité très énergétiques (a/d®, aliment convalescence...) peuvent convenir dans des cas particuliers : maladies, convalescence, gestation, lactation, sevrage des jeunes, administration plus aisée de médicaments...

 

Les croquettes sont donc le type d'aliment le plus pratique et le mieux adapté aux exigences nutritionnelles du furet. C'est un aliment très énergétique, équilibré, adapté à la bouche de l'animal, qui exerce une action mécanique sur les dents retardant le dépôt de tartre, qui peut rester à l'air libre sans s'avarier et qui offre une facilité de transport et de stockage (pas de chaîne du froid nécessaire).

Les croquettes pour chien sont à éviter car pour le furet elles sont carencées en protéines et particulièrement en arginine et taurine. La majorité des croquettes furet actuellement présentes en animalerie et grandes surfaces sont en réalité des croquettes vison renommées furet, et leur composition n'est généralement pas adaptée (à base de poisson). Des aliments spécifiques furet sont disponibles dans nos centrales vétérinaires. A défaut les croquettes pour chaton sont celles qui répondent le mieux aux exigences nutritionnelles du furet de compagnie, sous réserve que l'ingrédient principal soit d'origine animale.

Si le furet dispose d'un aliment de bonne qualité, l'apport de compléments n'est pas nécessaire. Cependant la distribution d'une friandise peut être utile dans certaines situations (récompense pendant l'éducation, soins à réaliser, médicaments à administrer).

 

Contre quelles maladies protéger son furet ?

 

Les furets peuvent attraper les puces du chat ou du chien, avec les mêmes signes d'appel. L'infestation par les tiques concerne surtout les furets qui sont promenés à la campagne ou dans les bois. Les tiques se plantent dans la peau surtout au niveau des zones où le pelage est moins dense (la tête, le cou, les pattes, les régions anale et périnéale). Même si la tique ne transmet pas de maladie particulière au furet, la piqûre est désagréable et la lésion qui s'en suit peut s'infecter, mieux vaut donc le traiter préventivement.

Les poux sont plus rares et rencontrés surtout chez les animaux de collectivité. Il en est de même pour la démodécie (due aux démodex, acariens) , parasitose d'élevages ou de refuges. Elle est responsable de lésions cutanées en plaques plus ou moins étendues.

Les antiparasitaires pour les chats sont très bien tolérés par les furets mais il s'agit d'une prescription hors AMM et il faut faire attention au dosage en fonction du poids, que ce soit en spray ou en pipette. Le collier anti-parasitaire est à proscrire car il y a des risques d'intoxication (leur consistance caoutchouteuse incite à les mâcher) et d'étranglement.

La gale des oreilles est fréquente chez le furet. Elle est repérable par un dépôt noirâtre avec croûtes dans l'oreille et le conduit auditif parfois enflammé. Un nettoyage régulier permet de surveiller l'apparition de la gale. Cependant le cérumen produit naturellement par le furet est brun foncé à noirâtre et seul un examen au microscope d'un prélèvement auriculaire permettra de faire un diagnostic précis.

Le furet est sensibles aux mêmes parasites internes que les autres carnivores, protozooses (coccidiose, giardiose, cryptosporidose) et helminthoses (nématodes et cestodes du chien et du chat), la plupart siégeant au niveau du tube digestif. Il doit donc être vermifugé  3 à 4 fois par an à l'âge adulte avec les vermifuges pour chien ou pour chat et le fureton doit être vermifugé tous les mois à partir de 6 semaines jusqu'à 10 mois.

Les furets doivent être vaccinés contre la maladie de Carré car ils y sont très sensibles et elle est mortelle pour eux dans la majorité des cas. Cette maladie se transmet par le contact avec des furets ou des chiens malades ou simplement porteurs du virus.

L'incubation de la maladie est de 7 à 28 jours après contamination. L'animal meurt en général 1 semaine après les premiers symptômes qui sont : anorexie, fièvre importante, jetage oculaire et nasal purulent puis congestion des lèvres et du menton avec un oedème facial, durcissement des coussinets plantaires avec signes neurologiques

Le fureton doit être vacciné entre 6 à 8 semaines contre la maladie de Carré avec un rappel un mois plus tard puis annuellement. On utilise les vaccins pour chiens associés sans problème aux valence Hépatite de Rubarth et Parvovirose, même si le furet n'en a pas besoin.

Le furet est peu sensible à la rage et sa vaccination n'est pas obligatoire. Par contre, pour sortir ou entrer en France le furet devra être vacciné contre la rage depuis trois semaines minimum et donc être identifié par tatouage (mais il est difficile à placer sur un furet !) ou par puce électronique.

Si les lois françaises considèrent souvent le furet comme un petit chat, il faut malgré tout rester attentifs à ses différences, que son propriétaire saura vous rappeler !

La vaccination du furet

La vaccination du furet

De nature assez résistante, le furet est cependant sensible à certaines maladies virales. Afin de préserver sa santé et de prévenir toute contamination, il est préférable de le faire vacciner, tout comme vous feriez vacciner votre chien ou votre chat.

Plusieurs affections virales, contre   lesquelles   il   n'existe malheureusement  pas   de vaccins, peuvent toucher votre furet (maladie aléoutienne, grippe). Pour la maladie de Carré et la rage, en revanche, la vaccination est possible, elle est même indispensable, car ces deux maladies sont incurables et mor­telles.

Des précautions contre la rage

La rage est l'une des zoonoses les plus graves et les plus craintes dans le mon­de. En France, le nombre d'animaux infectés est quasiment inexistant. La maladie reste cependant présente aux frontières de l'Union Européenne, notamment en Europe centrale et orientale et en Afrique. C'est pourquoi la France a pris des dispositions afin de renforcer les conditions sanitaires à l'importa­tion sur son territoire des carnivores domesti­ques, et notamment des furets, en pro­venance de pays tiers : vaccination antirabique obligatoire et titrage séri-que des anticorps antirabiques. La vaccination antirabique n'est pas obligatoire pour les furets issus d'élevages français, elle est toutefois fortement conseillée, car elle sera exi­gée si vous désirez emmener votre fu­ret en vacances avec vous, à l'étranger (vaccination en cours de validité), dans un camping ou si vous souhai­tez le faire garder dans un chenil. La rage se transmet par le biais d'une morsure, griffure ou léchage par un sujet infecté.

Elle se manifeste chez le furet par des troubles nerveux et comportementaux (anxiété, agressivité), une paralysie progressive des membres postérieurs, puis évolue vers une encéphalomyélite (inflammation du cerveau) fatale.

Maladie de Carré : la vaccination comme prévention

Bien connue chez le chien, la ma­ladie de Carré est une maladie contagieuse et très virulente due à un virus étroitement apparenté au virus de la rougeole humaine. Les fu­rets y sont particulièrement exposés. La transmission s'opère directement d'animal à animal, par un contact avec la salive, l'écoulement nasal d'un furet malade ou par la respiration de matières fécales infectées. La période d'incuba­tion varie de 7 à 28 jours, à la suite de quoi le furet manifeste les premiers signes de la maladie : fièvre, perte de l'appétit, jetage nasal et oculaire, œdème facial très caractéristique, congestion des lèvres et du menton, durcissement des coussinets plantai­res, troubles nerveux (modification du comportement, agressivité, convul­sions) et respiratoires. La mort survient environ une semaine après l'appari­tion de ces symptômes.

Le diagnostic se fait grâce à une recherche virale par prélèvement sanguin et par une recherche des antigènes viraux. Il n'existe pas de traitement contre la maladie de Carré. La prévention par la vacci­nation est donc la meilleure solu­tion. Les vaccins canins atténués (ils conservent un certain pouvoir infectieux et envahissent l'organisme, autorisant ainsi une excellente impré­gnation immunitaire) sont très efficaces, selon le même protocole que chez le chien. •

Zoonose : maladie des animaux transmissible à l'homme. Titrage sérique : examen de laboratoire effectué sur un prélèvement sanguin permettant de s'assurer de l'efficacité du vaccin contre la rage.

Stériliser un furet ou une furette avec un implant, ça se fait ?
L’implant peut aujourd’hui être envisagé par les propriétaires de furet, qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle, comme une alternative réversible à la stérilisation chirurgicale. Comment fonctionne ce mode de stérilisation, quels en sont les effets, les avantages et les inconvénients ?

L’implant : une alternative à la stérilisation chirurgicale

Une étude est réalisée aux Pays Bas (Schoemaker et al.) depuis 2005. Des furets de sexe mâle ou femelle ont reçu un implant de 4,7 mg de desloréline à tous les stades physiologiques. Les effets ont été évalués par un dosage des stéroïdes sexuels en période dite normale de reproduction, la mesure de la taille des testicules, l’évaluation du comportement avec les autres furets. Un questionnaire de satisfaction a également été envoyé aux propriétaires et les propriétaires semblent très satisfaits.

Les mesures des concentrations plasmatiques des stéroïdes sexuels (oestradiol, 17 a hydroxyprogestérone, androstènedione) ont montré des taux très faibles et persistants, comparables à ceux des furets stérilisés. La libido et les comportements sexuels liés à la période de rut sont inexistants, la taille des testicules très faible. L’odeur forte du mâle diminue de façon spectaculaire.

Quel est le mode d’action du Suprelorin chez le furet ?

Le Suprelorin® est un implant contenant 4,7 mg d’acétate de desloréline, un analogue de synthèse de la GnRH. La desloréline est le [ 6-D-tryptophane-9-( N-ethyl-L-prolinamide)-10 deglycinamide]GnRH.

La libération continue de cet analogue de la GnRH entraîne une inhibition paradoxale de l’axe hypophyso-gonadique. Il en résulte une incapacité pour l’hypophyse de synthétiser ou de libérer les hormones LH et FSH.

 

Le mécanisme d’action n’est pas encore clairement défini sur le plan pharmacologique. L’analogue de la GnRH semble provoquer dans un premier temps, du moins dans de nombreux cas une stimulation de la production de LH et FSH, ce qui se traduit par une augmentation du taux des stéroïdes sexuels plasmatiques. Mais cette augmentation est transitoire et de courte durée. La stimulation continue des récepteurs GnRH de l’hypophyse par l’analogue GnRH exogène (c'est-à-dire par l’implant) provoque rapidement dans un deuxième temps une désensibilisation de ces récepteurs, donc une absence de libération de LH et FSH par l’hypophyse. Il en résulte une inhibition de la fonction reproductrice, aussi bien chez le mâle que chez la femelle. On observe alors une inhibition de la libido, une régression des organes génitaux externes, une inhibition de la spermatogénèse chez le mâle, une diminution des taux plasmatiques de stéroïdes sexuels. Diverses études et le suivi des furets traités ont montré que les effets sont réversibles dans les deux sexes, et sans effets secondaires.

Le Suprelorin® hors AMM est donc une alternative à la stérilisation chirurgicale chez le furet, qu’il soit de sexe mâle ou femelle

Quand le poser et comment?

Le Suprelorin® est utilisable aussi bien chez le furet mâle que chez la femelle, et quel que soit son stade physiologique. On peut donc implanter aussi bien un furet (mâle ou femelle) en période de repos sexuel, que s’il est en période d’activité sexuelle (femelle en chaleur, mâle en rut. Chez le jeune, on peut l’utiliser à partir de l’âge de 4 à 5 mois, avant l’apparition de l’activité sexuelle ou pendant la période de rut

L’implant peut être posé sur le furet vigile s’il est calme et coopératif. Chez les sujets turbulents ou en rut, une anesthésie gazeuse flash à l’isoflurane est préférable. Il est administré par voie sous-cutanée avec une aseptie de rigueur, sur la droite de l’encolure ou au niveau de l’espace interscapulaire pour éviter une confusion avec la puce électronique implantée à gauche de l’encolure

Peut-on le renouveler et comment?

Il n’est pas nécessaire d’enlever un implant qui arrive au terme de son activité, en raison de son caractère biocompatible. Sa résorption sera d’ailleurs presque complète.

Le furet peut être réimplanté sans problème après la fin d’activité de l’implant précédent. L’âge du furet et son état de santé seront à prendre en considération pour le renouvellement. Sur le furet encore jeune, il est préférable d’assurer ce renouvellement de l’implant pour continuer la prévention de la maladie surrénalienne (voir plus loin).

De quoi le propriétaire du furet doit-il être prévenu ?

Le propriétaire doit être prévenu des effets transitoires qui peuvent survenir aussi bien chez le mâle que chez la femelle dans les 15 jours qui suivent la pose de l’implant.

L’odeur et le comportement sexuel du furet mâle en rut  augmentent dans les 10 à 15 jours qui suivent l’injection, ce qui correspond à une augmentation transitoire des stéroïdes sexuels après la pose de l’implant. Mais ils diminuent ensuite pour pratiquement disparaître en 3 semaines.

Si on implante une femelle en chaleur, un discret écoulement vaginal s’observe dans les jours qui suivent l’injection. L’œdème vulvaire régresse en 15 jours et la vulve retrouve sa taille normale 3 semaines après la pose de l’implant. Aucun effet secondaire (comportement modifié, prise de poids, alopécie,…) n’est noté par la suite.

L’action du Suprelorin® est réversible. Une furette implantée retrouve une fertilité normale à la fin de l’action de l’implant, il en est de même pour le mâle.

Quelle est la durée d’action du Suprelorin ?

La durée estimée des effets contraceptifs du Suprelorin® 4,7 mg est 1 à 2 ans (Schoemaker, 2008). Si l’on prend en compte l’activité saisonnière du furet (et de la furette), la durée effective de repos sexuel sera de 2 ans si la pose de l’implant est réalisée pendant la période de rut, à la fin de l’hiver ou au printemps. En pratique, la pose d’un nouvel implant sera motivée par le retour en chaleur de la femelle (vulve hypertrophiée) et la reprise de l’activité sexuelle du mâle (retour des testicules à leur taille normale en position scrotale, reprise de la séborrhée donc de l’odeur forte)

Existe-t-il des alternatives à la stérilisation chirurgicale autres que le Suprelorin ?

Ces solutions existent en théorie, mais elles présentent des effets secondaires, des contre-indications ou des difficultés de mise en oeuvre

  • les progestagènes (médroxyprogestérone, et surtout proligestone). Leur mode d’action n’est pas clairement défini chez la furette, mais ils sont utilisables :
    • en prévention de l’oestrus. Cependant les injections doivent être renouvelées car les chaleurs reviennent en 3 à 5 mois.
    • pour stopper les chaleurs, avant d’effectuer une ovariohystérectomie de convenance
  • injection d’HCG ou de GnRH 10 jours après le début de l’oestrus. Cette injection provoque l’ovulation , mais la furette va le plus souvent développer une pseudogestation (pendant 40 à 60 jours) avec des effets indésirables (agressivité, nervosité, lactation nerveuse,..)
  • utilisation d’un mâle vasectomisé. Cette technique permet d’assurer l’ovulation donc de prévenir l’hyperoestrogénisme. Cependant, elle s’accompagne aussi de l’apparition d’une pseudogestation (pendant 40 à 60 jours).
  • gestion de la photopériode. Elle consiste à maintenir les furets en jours courts (8 heurs de lumière par 24 h) mais elle ne permet en pratique de reporter les chaleurs que de quelques semaines.
  • injections renouvelées d’analogues de la GnRH à libération prolongée (ou GnRH agonistes dépôt), comme l’acétate de leuprolide (Lupron®) ou les présentations de médecine humaine disponibles en France (Enantone®, Décapeptyl®,…). Ces injections sont efficaces, mais elles doivent être renouvelées tous les mois, elles doivent débuter avant la période de reproduction et leur coût est très prohibitif.

Conclusion

L’utilisation du Suprelorin® hors AMM chez le furet permet une stérilisation chimique prolongée de 1 à 2 ans, réversible et sans effets secondaires, aussi bien chez le mâle que chez la femelle. Elle ouvre aussi ouvre de nouvelles pistes dans la prévention de la maladie surrénalienne : elle permet une stérilisation chimique et répond à la demande des propriétaires, sans avoir les conséquences hormonales de la stérilisation qui joue un rôle indiscutable dans l’apparition de la maladie surrénalienne

NB : la commercialisation de ce produit n’a d’indication légale que pour la stérilisation du chien mâle. Son utilisation se fait donc hors AMM chez le furet, sous la responsabilité du praticien.

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